Le Rougequeue et les insectes

Publié le 16 Décembre 2019

par Dominique Tissier

Le Rougequeue noir est un petit passereau de la taille d’une Mésange charbonnière, qui est encore assez commun chez nous, même en centre-ville, et pas très farouche.

Ceux qui ont un bout de jardin peuvent le voir fréquemment, souvent perché sur les toits, les clôtures ou des branches dégagées. On le reconnaît facilement à ses teintes sombres, gris et noir, un peu plus gris terne pour la femelle, et à sa queue rousse toujours tremblotante. Il fait également comme des saccades nerveuses quand il s’est posé, ce qui permet de l’identifier de loin. Son chant est facile à reconnaître car son trille se termine par un bruit de papier froissé !
Son régime est essentiellement constitué d’insectes même s’il peut se satisfaire de quelques baies en hiver. En effet, du fait du réchauffement climatique rapide de ces dernières décennies, on en voit de plus en plus en hiver chez nous, même si le passage migratoire d’automne est encore assez marqué pour les oiseaux qui vont plus au sud.
Il niche souvent très près des habitations, sur la poutre d’un auvent ou dans une anfractuosité de mur.

Comme la plupart des passereaux, surtout ceux des zones agricoles, il est en régression, principalement du fait de l’usage excessif par l’Homme d’insecticides qui raréfient considérablement ses proies.
A noter qu’une nouvelle étude allemande a permis de constater que cette disparition des insectes est encore plus importante que ce qu’on avait déjà estimé : « sur les zones agricoles étudiées, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 %. Le nombre d’insectes capturés s’est effondré de 78 % et leur diversité a chuté d’un tiers » en moins de 10 ans ! Le réchauffement climatique n’aura plus rien à griller, pas assez rapide… un comble !

J’en profite pour rappeler que chacun peut s’inscrire (c’est gratuit) sur le site www.faune-rhone.org pour transmettre ses observations d’oiseaux, mais aussi de mammifères, amphibiens, reptiles, insectes, observations qui sont ainsi stockées dans la base de données naturalistes et utilisées pour des études et mesures de protection des sites. Vous pouvez aussi consulter les observations des autres participants.

 

 

 

 

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Faune et Flore

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