Edito du Petit Journal - n° 30 Décembre 2010

Publié le 20 Décembre 2010

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La neige et le froid arrivent précipitamment dans de nombreux pays d’Europe et  aussi à Saint Genis les Ollières qui retrouve un air de moyenne montagne.

Dans nos villages, les enfants jouent dans les rues où le blanc manteau a fait disparaître le noir bitume, les adultes se parlent et passent de longs moments ensemble, les magasins sont pleins de clients, les sourires et un certain bonheur rejaillissent …
Au journal télévisé de 20 heures, on nous montre des routes avec des congères et des files interminables de camions, des gens bloqués ici et là, des avions qui ne décollent pas, des familles qui n’ont pas de logement et des hommes qui meurent de froid …
Cet épisode climatique  montre bien la fragilité de notre système qui repose sur des échanges incessants de marchandises tant au niveau national qu’international, sur un système dit de flux tendu où l’on n’a plus aucun stock, sur un système où nous baissons souvent les yeux lorsqu’une main tendue se présente devant nous.
Ce système de surconsommation a besoin de toujours plus de routes et d’autoroutes, des tours de plus en plus hautes, des stades de plus en plus grands, de plus de capitaux et de croissance et toujours plus de consommateurs. Ce système génère également plus de pauvres, plus de mal-logés et  plus de misère tout en détruisant la planète.
La crise actuelle, comme l’a dit Nicolas Hulot tout récemment à Lyon, est la crise de la démesure et de l’excès ; revenons vers plus de sobriété, de douceur et de solidarité.
La France et le monde ont besoin de plus de villages et de villes moyennes où les enfants jouent en toute tranquillité, où les gens se parlent et se rencontrent, où les petits commerces et les artisans retrouvent une véritable place, où l’on se déplace en douceur et avec moins de bruit et où les agriculteurs produisent, le plus naturellement possible, la plupart de nos denrées alimentaires.
Retrouvons une société à dimension humaine où la relocalisation de l’emploi et de la production, la reconversion économique et écologique, la redistribution des richesses soient les principaux piliers de notre société. Des vœux pieux et utopistes, allez-vous me dire ... certes, mais en cette période de Noël, il n’est pas interdit de rêver.
Antonio Gonzalez

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Editos

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