Edito du petit Journal n° 31 Juin 2011

Publié le 20 Décembre 2011

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Après  le séisme dramatique du Japon et les conséquences que l’on connaît, un séisme  d’une autre nature a eu lieu tout dernièrement outre-Rhin : l’Allemagne se donne 10 ans pour abandonner le nucléaire ! Non ce n’est pas un rêve, c’est la réalité !
Mais l’Allemagne n’est pas seule car l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Suisse, l’Autriche pour ne citer que les plus importants ont également acté la  sortie du nucléaire.
Tout cela va dans le sens de l’histoire et de la sagesse mais n’oublions pas qu’il nous faudra aussi combattre le nucléaire militaire qui représente également un risque immense pour l’humanité.
La France, qui d’une manière totalitaire avait refusé ce débat du nucléaire lors des Grenelles de l’Environnement, devra l’organiser et les prochaines élections présidentielles et législatives seront certainement le moment idéal pour le faire.
Mais à travers nos choix énergétiques, il nous faudra aussi évoquer et étudier nos modes de vie et nos choix de société.
Si les mouvements sociaux que nous avons connus pour le pouvoir d’achat, les retraites, l’emploi …, sont légitimes et nécessaires, aujourd’hui, plus que jamais,  se posent les questions du devenir de notre planète, de la répartition des richesses, et de la mise en place d’un autre modèle économique et démocratique.
Les récentes révolutions arabes, le mouvement des « indignés » en Espagne et dans d’autres pays européens sont à ce titre porteurs d’immenses espérances.
Le toujours plus dans nos pays riches (plus d’autoroutes , d’aéroports, de grands stades, …),  les spéculations boursières, les profits énormes des grandes sociétés  et de leurs dirigeants , une démocratie accaparée par le bi-partisme et déconnectée du peuple …   tout cela apparaît avec plus de relief aujourd’hui ; c’est tout simplement indécent et insoutenable.
Notre planète n’a jamais été en aussi mauvais état, les riches n’ont jamais été aussi nombreux, les pauvres  également n’ont jamais été aussi nombreux ; ces trois réalités étroitement liées démontrent l’échec de notre modèle axé sur la croissance et sur le productivisme.
L’écologie est une démarche politique qui ne se résume pas seulement à trier ses déchets, à faire son compost, à économiser l’eau …  l’enjeu de l’écologie aujourd’hui, c’est avant tout de sauver la vie et de combattre tout ce qui la détruit. C’est aussi vouloir pour les autres tout ce que l’on souhaite pour soi-même.
Ensemble imaginons un autre futur et essayons de répondre à la question : « Ce serait quoi pour nous un monde vivable ? »
Antonio Gonzalez

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Editos

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