Edito du Petit Journal - n° 37 - Juin 2014

Publié le 15 Juin 2014

Edito du Petit Journal - n° 37 - Juin 2014

La nature est belle et les beaux jours sont là, parfois trop chauds même, puisque d’une journée à la suivante  on observe parfois 10 à 15 degrés d’écart en matière de température. Le dérèglement climatique est aujourd’hui connu de tous avec son lot de canicules, de sécheresses, d’inondations et autres ouragans et cyclones de plus en plus fréquents et destructeurs. Tous ces évènements deviennent peu à peu de simples faits divers voire même une banalité et comme l’indique bien la fameuse allégorie de la grenouille (1) on finit par s’y habituer et nous sommes (presque) heureux de profiter d’une semaine estivale en plein mois de février.
Du Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC), à l’ONU en passant par la Banque Mondiale, la NASA, l’organisation Mondiale de la Santé…, et même les états-majors militaires des grandes puissances, tous considèrent que le réchauffement climatique et le prélèvement massif de ressources naturelles sont une menace pour l’humanité avec les répercussions inévitables d’inégalités, de famines, de déplacements de populations et même de guerres.
Face à cette situation, peut-on encore compter sur nos  décideurs politiques qui sous la bannière de la croissance et du développement durable nous mènent au chaos ? Comme le dit très bien l’écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud, les hommes politiques sont devenus "de simples mécaniciens du train-train quotidien" et j’ajouterai qu’ils sont impuissants et complices face au système qui nous mène droit dans le mur.
Conscients de tout cela, que pouvons-nous faire ?
Remettons "l’espérance au centre du jeu" comme dit JC Guillebaud. Prenons notre destin en main et comme nous l’indique le canadien Serge Mongeau dans son livre (voir les références p. 8) "S’indigner, oui, mais agir", agissons et modifions en profondeur nos comportements. Dénonçons les grands projets inutiles et coûteux et bâtissons de toutes parts et près de chez nous de modestes projets utiles et humains.
La fameuse phrase de Gandhi : "Vivre simplement, pour que simplement d'autres puissent vivre" est plus que jamais d’actualité.
                                                                                      Antonio Gonzalez
(1) Une grenouille plongée dans un récipient d’eau chaude déguerpira d’un bond. Placée dans un récipient qui progressivement sera porté à ébullition, la grenouille s’habituera à la température, s’engourdira et finira par mourir.

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Editos

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article