Les alternatives aux projets routiers et autoroutiers

Publié le 13 Janvier 2012

Les différentes crises, l’état des finances publiques, l’avancement des réflexions des décideurs politiques, le nombre de plus en plus grandissant de personnes qui comprennent l’aberration de la construction de nouvelles autoroutes ... tout cela semble aller dans le bon sens.
Les projets autouroutiers COL (Contournement Ouest de Lyon et A45 Saint-Etienne-Lyon) sont dans l’impasse et tant mieux ... profitons donc de cela pour construire une société plus sobre, plus lente, plus saine et plus riche pour l’homme, son agriculture et ses paysages.

 

COL : Contournement Autoroutier de l’Ouest Lyonnais

TOP : Tronçon Ouest du Périphérique

A45 : 2ème Autoroute Saint-Etienne-Lyon

 
Des solutions d’une autre époque, des erreurs certaines à éviter, des projets contraires aux lois, réglements, directives (PDU, loi sur l’air, Grenelle de l’environnement, livre Blanc de la Commission européenne ...).
Ces projets, nous ne les voulons ni ICI, ni AILLEURS !

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Le Maire de Lyon et le Président du Conseil Général du Rhône (ministre actuel de surcroît), estiment que le projet autoroutier A45 entre Saint-Etienne et Lyon n’est pas un bon projet !


Concernant le projet autoroutier A 45 entre Saint-Etienne et Lyon, l’espoir renaît !
Mais faisons tout d’abord un peu d’histoire :
En 1999 déjà, Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Equipement, déclarait à Saint-Etienne : « ce nouvel axe est indispensable ».
En 2004, J.P Raffarin 1er ministre déclarait à Saint-Etienne :  « Pour moi, l’A45 à Saint-Etienne fait partie des priorités nationales ».
Nov 2007 : François Fillon, 1er ministre, déclarait, toujours à Saint-Etienne : «  l’A45 respecte les critères de l’Environnement. … La déclaration d’utilité publique (DUP) sera prise en 2008 et l’autoroute sera ouverte en 2015, comme prévu ».
Septembre 2011 : Nicolas Sarkozy, Président de la République, affirmait à Saint-Etienne : « avant la fin de l’année tout sera décidé et cet équipement se fera ». Aujourd’hui sur un montant des travaux prévu à 1,2 milliards (1 200 millions d’euros tout de même), les  cinq collectivités concernées (Grand Lyon et Saint Etienne Métropole, Conseils Généraux du Rhône et de la Loire, Conseil Régional) et l’Etat doivent contribuer à hauteur de 700 millions d’euros pris sur nos impôts.
Mais des divisions importantes apparaissent entre les différentes collectivités.
Gérard Collomb,  président du Grand Lyon, dit « Oui à l’A45 si elle débouche au sud de Givors ».
Michel Mercier, président UMP du Conseil Général du Rhône, affirme haut et fort: « Pas question d’une arrivée dans le centre de l’agglomération lyonnaise et la vallée de la chimie. Nous refusons de financer le tracé actuel».
Pour Jean-Jack Queyranne, Président de la Région, « c’est le péage qui doit financer cette autoroute », et non les collectivités locales.
Aujourd’hui l’Etat, sans doute par manque de moyens, semble s’orienter vers un réaménagement de l’actuelle autoroute A 47 et si le projet du Maire de Lyon était retenu, il faudrait relancer toutes les procédures ce qui nous laisse encore un sursis d’au moins dix ans… pour effectivement aménager l’actuelle autoroute et pour améliorer les infrastructures ferroviaires.
Alors, soyons prudents et ne crions pas encore victoire, mais nous avons toutes les raisons d’espérer une bonne issue.

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Projets routiers et autoroutiers

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