Rapport d'un collectif d'associations sur les OGM - Annulation du moratoire français sur le maïs MON810 - Loi sur les certificats d'obtention végétale.

Publié le 13 Janvier 2012

images-0GM.jpgEn cette fin 2011, le rapport d'un collectif d'associations a été présenté par José BOVE député européen, et Vandana SHIVA Présidente d'une association indienne, au nom d'un collectif d'associations. Il démontre que depuis 20 ans les OGM n’ont atteint aucun des objectifs promis pour réduire les pesticides et nourrir les pauvres.
En Inde, 95% du coton cultivé est issu de semences génétiquement modifiées contrôlées par Monsanto. Le prix des semences a augmenté de 8.000%. Celui des pesticides a suivi en raison du monopole. 200.000 agriculteurs indiens devenus surendettés ont été ainsi poussés au suicide. Depuis trois ans, Monsanto prétend produire des récoltes de 1 500 kilos par acre, mais les véritables chiffres sont entre 300 et 400 kilos, selon Vandana SHIVA.
En Argentine les herbicides ont été multipliés par dix et en Inde les pesticides par treize depuis l'utilisation des OGM. En Espagne, des agriculteurs ont perdu leur label bio à cause des contaminations par des cultures OGM voisines.
L'agence européenne sanitaire des aliments (AESA) se base sur les données fournies par les industriels pour décider des homologations. Des doutes sérieux sont apparus sur l’indépendance de ses membres en situation de conflit d'intérêt. Malgré cela, nombre de dirigeants politiques soutiennent cette technologie et tentent d'introduire en force les semences et récoltes OGM contre l'avis massif des populations.
Le 28/11/2011, le Conseil d'Etat a annulé le moratoire de la France sur la culture du maïs MON810, "faute pour le Ministre de l'Agriculture d'avoir apporté la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé et l'environnement".
Les faucheurs volontaires continuent à affirmer "leur opposition à tous les OGM en plein champ, qu'ils soient transgéniques ou issus de mutagénèse, destinés à l'alimentation animale, humaine ou aux agrocarburants, qu'ils soient produits chez nous ou ailleurs".

Le 28/11/2011 encore, le Parlement a adopté une loi interdisant aux agriculteurs de re-semer les graines de leur propre production sans verser une redevance aux titulaires des certificats d'obtention végétale.

Le "passage à la caisse" des agriculteurs, contraints d'acheter aux industriels semences, chimères génétiques et pesticides associés, est organisé et systématisé. Tous ces dispositifs ont pour effet la consolidation des monopoles de quelques industriels de l'agrochimie au détriment des paysans et des populations.
François Michiels

Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Agriculture et OGM

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