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Publié le 17 Juin 2012

LNA-pluriel_.jpg« Le livre noir de l’agriculture - Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement », d’Isabelle Saporta, Fayard/Pluriel Poche, 2012, 250 pages, 8,1 €.

Pour ceux et celles qui avaient encore des doutes à faire le pas d'aller vers une alimentation bio et si possible locale, ce livre édifiant devrait vous aider à réfléchir.
Tout commence avec l'histoire de l'élevage des cochons qui se fait avec un mépris notable à l'égard des bêtes et des traitements infligés qui relèvent de la folie productiviste.
On y apprend notamment comment s'effectuent les castrations et autres amputations, dignes de tortionnaires. Après ces séances de barbarie, afin de maintenir les cochons au top de leur rentabilité, on leur fait prendre des anti-dépresseurs et autres antibiotiques, du fait que cette industrie soit basée sur un système concentrationnaire. A noter que ce système entraîne les problèmes des algues vertes et autres pollutions aquatiques. L'auteur aborde la question des fruits et légumes et l'on apprend combien de traitements phytosanitaires (chimiques ) sont nécessaires pour répondre aux cahiers des charges de la grande distribution (qui veut des produits bien calibrés pour séduire le consommateur). Ce livre met en avant tous les artifices utilisés pour produire en plus grande quantité au mépris de la qualité de notre santé, de celle de nos paysans et de notre environnement. Et pour celles et ceux qui disent que le bio est cher, il faut simplement se rappeler que le coût des produits de l'agriculture intensive ne tient pas compte des coûts engendrés en dépense de santé, ainsi que les coûts de dépollution qui seront tôt ou tard répercutés sur le contribuable.

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Publié le 14 Janvier 2012

fruits et légumesLe dynamisme lyonnais en matière de soierie, Beaux Arts, gastronomie, médecine … a beaucoup apporté à la mise en place et à l’essor de l’horticulture lyonnaise qui malheureusement fut stoppé avec l’arrivée de la 1ère guerre mondiale.
Stéphane Crozat, ethnobotaniste et historien des jardins, dresse dans un récent ouvrage (1) un inventaire complet des variétés lyonnaises oubliées.
Dès le XVIe siècle, les médecins herborisent tout autour de Lyon et des institutions telles le jardin botanique de l’école vétérinaire qui se situait à la Guillotière ou le jardin des plantes de la Croix Rousse étaient chargées d’acclimater les différentes variétés de végétaux. Au XVIIIe, le fruit connaît aussi un véritable essor avec plus de 200 variétés d’arbres dont de nombreux poiriers créées dans la région.
Pour les légumes et les fleurs, c’est au XIXe siècle que le développement lyonnais est le plus fort et que la région devient l’un des grands centres horticoles au niveau international (60% des roses créées sur la moitié du XIXe siècle proviennent de Lyon).
C’est aussi sous l’impulsion de marchands grainiers telles que la famille Rivoire que les communes de Vénissieux et Villeurbanne deviennent « les rois » du concombre et du cornichon.
Les légumes tels que le cardon de Vaulx-en-Velin, le navet noir et l’endive de Caluire, la laitue de Pierre Bénite, le cardon et la bette d’Ampuis, le poireau bleu de Solaize, … méritent d’être connus et réintroduits dans nos exploitations agricoles et nos jardins.
Depuis 2008, un Centre de Ressources de Botanique Appliquée est installé au jardin du château du parc de Lacroix-Laval où des dizaines de variétés lyonnaises de fleurs, fruits et légumes ont été réintroduites.
Le « Serail » Station d’expérimentation et d’Information Rhône-Alpes situé à Brindas, cherche aujourd’hui des producteurs locaux afin de préserver et développer des variétés locales typiques et anciennes.
Comme l’indique, Stéphane Crozat, «A l’heure où l’on parle de circuits courts, il est important de réinjecter dans les circuits professionnels les variétés adaptées au territoire ».
A.G
(1) « Fleurs, fruits, légumes. L’épopée lyonnaise », est un ouvrage de Stéphane Crozat, Philippe Marchenay et Laurence Bérard (Editions Lyonnaises d’art et d’Histoire - 35 € ).

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Publié le 14 Janvier 2012

hessel.jpg« Indignez-vous ! »  de Stéphane Hessel, Ed. Indigène, 2010, 32 pages, 3 €.
Présentation de Sylvie Crossman :
« 93 ans. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! ».
Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l'expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur MO de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d'honneur ! Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c'était l'indignation ».
Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais " cherchez et vous trouverez " : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale...
Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme... en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une " insurrection pacifique ".

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Publié le 14 Janvier 2012

vie-vivante.jpg« La Vie vivante - Contre les nouveaux pudibonds», livre de Jean-Claude Guillebaud, Ed. les Arènes, 2010, 276 pages, 22 €.
Extrait de la 4ème de couverture :
« Nous vivons un extraordinaire paradoxe. Les technoprophètes de la modernité tiennent le corps en horreur.  Numérique, nanotechnologies, intelligence artificielle, posthumanisme, gender studies... Les nouveaux pudibonds veulent nous « libérer » de la chair et du réel.
Au coeur de la mutation anthropologique, technologique et historique en cours, des logiques redoutables sont à l'oeuvre. Elles vont dans le sens d'une dématérialisation progressive de notre rapport au monde. Le biologique témoignerait d'une « infirmité » dont il faudrait s'émanciper au plus vite.
Ainsi, sous couvert de « libération », la nouvelle pudibonderie conforte étrangement ce qu'il y a de pire dans le puritanisme religieux hérité du XIXe siècle. Et pas seulement au sujet des moeurs. Dans le discours néolibéral, l'adjectif « performant » désigne le Bien suprême. Mais ni le « système » ni ses logiciels ne savent prendre en compte des choses aussi fondamentales que la confiance, la solidarité, l'empathie, la gratuité, la cohésion sociale.
La Vie vivante, celle qu'il faut défendre bec et ongles, c'est celle qui échappe aux algorithmes des ordinateurs, à l'hégémonie des «experts» et des dominants, qui confondent «ce qui se compte» avec ce qui compte.

 

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Publié le 13 Janvier 2012


Tous-au-Larzac fichefilm imagesfilmUn film-documentaire «Tous au Larzac» de Christian Rouaud, durée 1h58mn
Affrontement du faible contre le fort avec 10 ans de resistance, d’intelligence collective et de solidarité et au bout la victoire. Ce film n’est pas une évocation nostalgique du passé mais un hymne à la terre et aux hommes. Du carburant pour ces temps de crise.

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Publié le 13 Janvier 2012

en finir avec

« En finir avec le nucléaire, Pourquoi et comment ?», Benjamin Dessus et Bernard Laponche, 176 pages, édition du Seuil, 13 €.

C'est un livre qui a l'avantage sur un sujet très controversé d’être clair, précis et compréhensible par tous. En moins de deux cents pages, les auteurs nous expliquent chiffres à l'appui que l'on pourrait se passer progressivement de nos centrales nucléaires sans pour autant faire exploser le prix du kilowatt/heure ni augmenter d'une façon importante nos émissions de CO2.
Ils nous démontrent  également que la demande en énergie peut être maitrisée avec une vraie volonté politique. C'est un ouvrage qui contient toutes les données chiffrées et toutes les références nécessaires pour nourrir notre réflexion personnelle afin de pouvoir participer pleinement au débat sur le nucléaire en France .   Y.L.

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Publié le 13 Janvier 2012


9782755501117fs 1321955970« Labo Planète - Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens »  de Jacques Testart, Agnes Sinaï et Catherine Bourgain. Editions mille et une nuits - 171 pages.
Cet ouvrage a reçu le Prix du livre de l’environnement de l’Isère en juin 2011.
Les auteurs analysent l'importance que prend la science dans nos sociétés, sans contrôle citoyen. Ils font des propositions pour nous réconcilier avec le vivant et mettre en place des conférences de citoyens faisant intervenir des profanes volontaires, éclairés par un programme spécial, et dont l'avis serait obligatoirement pris en compte dans les orientations de la recherche et des choix technologiques.
Présentation et rencontre le 3/12/2011 à 18 h au Goethe Institut  18, rue François Dauphin Lyon 2° avec Jacques TESTARD, Président de la fondation "Sciences citoyennes" et directeur de recherche honoraire à l'INSERM.

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Publié le 13 Janvier 2012

« L'es41DcuyKOBeL._AA115_.jpgprit du chemin - Voyage aux sources du bonheur »
d’Olivier Lemire  Ed. Transboréal, 2011, 285 pages, 19,90 €.
Extrait de la 4ème de couverture :
«Désireux de changer radicalement le cours de sa vie de cadre pressé et de retrouver la nature, Olivier Lemire a marché durant deux mois du nord au sud de la France pour atteindre le Bonheur, une rivière qui prend sa source au pied du mont Aigoual et alimente le Tarn.
Parti de Plaisir en banlieue parisienne, il a relié bourgades et hameaux aux noms évocateurs, symboles des sentiments, des préoccupations et des grandes étapes de la vie : Le Corps, L’Espoir, La Conscience, L’Inquiétude, La Foy, La Sagesse, L’Amitié, en passant par La Beauté ou encore Le Paradis. Autant de lieux-dits bien réels dont il a rencontré les habitants, les interrogeant sur leur vision de l’existence et sur ce qui les rend heureux.
Autant de portraits qui ponctuent, au fil de cet itinéraire métaphorique à travers une campagne vue d’un oeil neuf et sans cesse à redécouvrir, le voyage d’un homme qui marche en quête du sens de la vie et apporte, par son cheminement, des éléments de réponse aux grandes questions existentielles.

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