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Publié le 17 Décembre 2020

Une année riche en Victoires !

Merci à nous tous !

 

 

Les récentes élections municipales ont permis l’installation de nombreux maires écologistes  sur notre territoire (Lyon et Métropole Lyonnaise) mais aussi dans de nombreuses métropoles françaises.

Il semblerait que les électeurs n’aient pas souhaité laisser le soin de régler nos crises à ceux qui ont été pour une large part à leur origine.

Dans tous les cas, nous sommes heureux de voir que les attentes du public sont immenses pour voir des transformations importantes dans notre cadre de vie et pour une meilleure justice sociale et environnementale.

Nous espérons que le nouvel exécutif de la Métropole sera plus à l’écoute et plus ouvert à nos revendications et propositions.
Autre chose importante également : des projets inutiles locaux et très coûteux, datant de 20 ou 30 ans, se sont volatilisés comme par enchantement et cela même indépendamment de ces élections.
Le TOP (Tracé Ouest du Périphérique) dit Anneau des Sciences et l’A45 (Autoroute Lyon Saint-Etienne) ne sont plus d’actualité. Nous pouvons être fiers de cela car nous y avons grandement participé. Merci à nous tous !

La crise sanitaire mondiale du Covid-19 préoccupe actuellement nos esprits et modifie grandement notre façon de vivre et certains d’entre nous ont pu être touchés par la perte d’êtres chers. Les crises économiques et sociales qu’elle entraîne viendront s’ajouter à la crise écologique profonde que notre société traverse également.
Mais comme nous prévient Laurent Fabius, l’actuel président du Conseil Constitutionnel, les conséquences sanitaires du «désastre climatique» seront encore plus graves, car nous n’aurons pas de vaccin pour l’arrêter.

Nous gardons toutefois espoir et, à l’image de ce que nous avons pu connaître pour l’abandon des grands projets inutiles, espérons que l’humanité trouvera la sagesse d’emprunter d’autres chemins.

Cette crise nous a aussi apporté une forte fréquentation des commerces et des marchés locaux ce qui va aussi de pair avec une prise de conscience de la nécessité vitale d’une relocalisation  plus importante de notre économie, le rôle majeur des métiers comme celui de paysan, éboueur, artisan, caissier, infirmier … et du rôle des associations humanitaires pour venir en aide aux plus démunis. 

Enfin, nous avons mis un peu plus de douceur dans nos transports : une utilisation plus importante des vélos et des trottinettes  dans les rues de nos villages et sur nos routes et une forte présence individuelle et familiale dans nos sentiers.
Ce retour (imposé) vers plus de local, de solidarité et de sobriété peut aussi nous amener à nous interroger : qu’est ce qui est essentiel pour nous et souhaitons-nous vraiment un retour à l’anormal ?

Au nom de toute l’équipe de Chante-Ruisseau, je vous souhaite un Joyeux Noël et une année 2021 pleine d’espérances.

Antonio Gonzalez

 

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Publié le 16 Décembre 2019

 

La transition écologique, le réchauffement climatique, le tri des déchets, les déplacements doux … toutes ces thématiques envahissent les médias. Les entreprises se mettent également au vert et surfent sur la vague écolo.


Les dernières élections européennes ont aussi fait apparaître un besoin profond des Français pour l’écologie et l’environnement et que dire des nombreuses marches pour le climat, qui en France et dans plus de 120 pays dans le monde font descendre des millions de jeunes dans la rue.   
Mais face à tout cela, même si la prise de conscience est importante, le mythe de la croissance et du progrès est le moteur de notre société capitaliste et nous y sommes tous plus ou moins accrocs …
Serge Latouche (1), économiste et théoricien de la décroissance  décrit bien cette addiction : « Nous sommes des toxicodépendants de la société de consommation. Comme tout drogué, nous préférons continuer à nous approvisionner, accumuler toujours plus, plutôt que d’entamer le sevrage. Nous savons tous que nous allons dans le mur, mais nous préférons ne pas y croire, car cela exige une rupture radicale ».
Face à tout cela, alors que tous les indicateurs sont au rouge, il nous paraît difficile de prôner une « écologie souriante », comme le préconise le 1er ministre Edouard Philippe, mais essayons tout de même …
Au niveau régional et national certains projets inutiles et coûteux ont été abandonnés ou sont sur le point de l’être (Notre Dame des Landes, le projet de « Montagne d’or » en Guyane, Europacity près de Paris, le COL (Contournement Ouest Lyonnais), l’autoroute St Etienne/Lyon A45, … d’autres sont bien mal en point comme l’Anneau des Sciences (TOP) sur la Métropole Lyonnaise.
L’agriculture naturelle (bio) avance avec un taux de croissance à deux chiffres et chaque jour de nouvelles conversions au bio voient le jour. Dans nos écoles, on mangera moins de viande mais de meilleure qualité et si possible locale.
En matière de mobilité, la prise en compte des déplacements doux est de plus en plus importante et l’on voit autour de nous fleurir de belles initiatives telles que les voies vertes pour relier les communes entre elles et réservées aux déplacements non motorisés, avec notamment celle qui va de Grézieu à Ste Consorce.
Des jeunes, dans l’Ouest Lyonnais, s’organisent dans le mouvement Extinction Rebellion pour nous faire entendre leur exigence d’un monde meilleur …
Après ces touches d’optimisme, il nous faut aussi être lucides : défendre l’environnement et le climat c’est bien, mais que ferons-nous de notre environnement et du climat si une catastrophe nucléaire arrivait et détruisait tout ce que nous aurons vaillamment sauvegardé ?
Thomas Gassilloud, le député de notre circonscription nous affirme que l’arme nucléaire est « une arme de non emploi » et qu’il faut la maintenir ; nous pensons au contraire qu’il est indispensable d’œuvrer pour une dénucléarisation totale de la planète. Ce sera long et difficile mais, tout comme la sauvegarde du climat et de l’environnement, nous sommes obligés de le faire.

(1) Voir son livre « La Décroissance »  Ed. Que sais-je ?  présenté à la dernière page.


Antonio Gonzalez

 

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 19 Décembre 2018

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau-n° 43- Décembre 2018

Nous avons été très heureux d’apprendre au cours de cette année l’abandon du projet d’aéroport Notre Dame des Landes et du probable abandon du projet autoroutier A45 entre Saint-Etienne et Lyon, deux projets, inutiles, très coûteux et mortifères.

 

Localement, nous avions déjà œuvré pour l’abandon du projet de contournement routier de Saint Genis les Ollières (la pénétrante pour ceux qui s’en souviennent) qui, pour la fin du siècle dernier, devait passer par notre commune. Le projet autoroutier par l’Ouest Lyonnais prévu dans nos coteaux (le COL) a été, quant à lui, gelé pour 30 ans.

Le climat, la biodiversité, l’agriculture et nos finances sont les principaux gagnants de ces sages décisions départementales et d’Etat contre l’avis de notre Président de Région Laurent Wauquiez.

Mais ce ne sont que des petits pas dans cette longue marche qui est loin d’être terminée... d’autres combats ont encore lieu en France et dans le monde contre cette course effrénée du « toujours plus » qui détruit à petit feu notre planète et la vie.

Dans ce numéro nous mettons à l’honneur les déplacements doux et abordons aussi la problématique vélo. Ce moyen de déplacement progresse énormément mais il n’a pas la place qu’il mérite sur la voirie et les pouvoirs publics ne lui accordent pas suffisamment de moyens. Alors que six Français sur dix choisissent la voiture pour faire moins d’un km, on voit bien la place que pourrait occuper ce moyen de déplacement pour réduire une partie du trafic et donc de la pollution tout en nous apportant bien-être et santé.

Encore des records de chaleur cette année; nos rivières et ruisseaux à sec, des catastrophes climatiques qui avaient lieu ailleurs, dans des pays lointains, se produisent maintenant chez nous et dans les pays voisins... mais je ne vais pas vous faire la liste de tous les maux liés à nos comportements et dont souffre notre planète. Le constat est fait depuis longtemps et nous et nos politiques avons souvent fermé les yeux et bouché nos oreilles.

La démission de Nicolas Hulot a montré, s’il le fallait, l’incompatibilité de fond entre l’écologie et l’économie libérale de marché. La croissance verte n’est qu’un leurre et ne pourra jamais se substituer à un profond changement de société qui doit intervenir très rapidement avant qu’il ne soit trop tard ... et certains vous diront qu’il est déjà trop tard.

Mais qui pourra prôner ce changement radical alors que dans le monde nous avons des blocs tels que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde où l’économie capitaliste libérale est toute puissante ?

Pour ce faire il faudrait une organisation mondiale qui ait la volonté et le pouvoir d’agir, ... mais il n’est pas interdit de rêver ...

Alors, même si ce changement n’est pas prêt de venir, et si nous savons que le système financier et politique qui gouverne la planète ne le souhaite pas et continue la politique des « petits pas » dénoncée par Hulot, nous ne baissons pas les bras.

Un exemple de petits pas : l’Etat dédie 350 millions d’euros étalés sur 7 ans (soit 50 millions par an) à son plan pour promouvoir le vélo ; sur le marché Français, les vendeurs d’automobiles consacrent, eux, 1 300 millions d’euros par an à la publicité (*), pour nous faire rêver sur la voiture.

Ne désespérons pas, même si nous voyons que le système ne changera pas de si tôt, sauf crise économique, financière ou sociale de grande ampleur. De par le monde, nous avons des millions de personnes, d’associations, d’agriculteurs, d’entreprises, de collectivités, qui ont pris conscience de cet indispensable changement et pour qui les priorités sont l’homme et la nature.

Joyeux Noël et très belle année 2019 !


(*) Source : IREP Institut de REcherches et d’Etudes Publicitaires

Antonio Gonzalez

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 20 Décembre 2017

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau-n° 43 - Décembre 2017

Dans nos coteaux et Monts du Lyonnais, les ruisseaux ont encore été à sec une grande partie de l’année, les agriculteurs ont du, dès cet été, nourrir leurs animaux avec les réserves hivernales par manque d’herbe dans les prés et, chose exceptionnelle, nous avons vu fleurir certains lilas à la Toussaint.
Au niveau international l’année 2017 aura été encore l’une des plus chaudes depuis qu’existent les observations météo.

Cyclones, inondations, sécheresses... se font de plus en plus puissants, les pollutions de nos grandes métropoles, l’utilisation de produits chimiques toxiques dans l’agriculture et dans l’industrie font des ravages sanitaires. Le risque nucléaire avec le vieillissement des centrales, la gestion de leurs déchets et la prolifération des armes atomiques constituent également un risque pour la planète terre et ses habitants.

Mais tout cela est déjà connu depuis fort longtemps et tous les sommets mondiaux du climat et de la terre qui ont eu lieu nous alertent et nous interpellent.
Rappelez-vous de ce que disait Jacques Chirac à Johannesburg en 2002 au Sommet de la terre:
« La terre et l’humanité sont en péril et nous sommes tous responsables... Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pour- rons pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le XXIè siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d’un crime de l’humanité contre la vie ».

Un tout récent rapport de 15 000 scientifiques de 184 pays fait un constat plus qu’alarmant et sa conclusion est sans appel : « Nous mettons notre avenir en péril. Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l'échec, et le temps presse... ».
La situation est paradoxale, alors même que nous n’avons jamais été aussi bien informés de cette situation intenable et qu’une grande partie de la population en a pris conscience, les Etats sont incapables de prendre les mesures nécessaires à la hauteur des enjeux constatés.

En fait, et on ne le dit pas assez, cette situation est le résultat de notre modèle de société capitaliste et libérale où ce sont les lobbys industriels et financiers qui mènent la barque.
Pour cela ils disposent d’un énorme arsenal médiatique et publicitaire pour nous encourager à consommer toujours plus et chercher à nous faire croire que le bonheur est dans le
« progrès » et dans la possession des derniers produits « high tech ». Ce libéralisme économique est fondé sur l’idéologie de la croissance. Croissance qui a sans cesse besoin de nouveaux aéroports, de plus d’autoroutes, de plus de pesticides pour produire davantage, ... tout en détruisant et en utilisant tou- jours plus nos ressources naturelles, qui, elles, sont limitées.

Un proverbe indien dit : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée et le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas». Une croissance infinie est impossible dans un monde fini.

Comme nous sommes tous collectivement responsables de la situation de notre planète, n’attendons pas tout de nos politiques pour changer le monde, commençons aussi à nous changer nous-mêmes, à modifier peu à peu nos comportements et à agir autour de nous et auprès de nos représentants politiques pour un monde plus sobre et plus humain.

« Soyez le changement que vous voulez dans le monde » nous enseignait Gandhi. Plus facile à dire qu’à faire mais on a déjà commencé et on continue à le faire. Malgré nos imperfections et nos contradictions nous essaierons de garder le cap.

Très bonne année 2018.

Antonio Gonzalez

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 20 Décembre 2016

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau - n° 42 - Décembre 2016

Plus que jamais la priorité doit être donnée aux modes doux de déplacement dans nos agglomérations. Les épisodes de forte pollution que nous connaissons avec l’interdiction d’utiliser la voiture pour une partie de la population nous montrent à l’évidence qu’il est urgent d’agir. Même si les transports ne sont pas les seuls responsables de l’air empoisonné que nous respirons quotidiennement, il est urgent d’agir avec plus d’efficacité sur le volet des transports collectifs.
Les rendre gratuits les jours de très forte pollution n’est pas tout ; il faut aussi les rendre plus attractifs, les rénover, les développer sur des destinations autres que radiales, développer le transport aérien par câble ...

Sur nos territoires par exemple nous attendons depuis longtemps une ligne de tramway à Craponne, des télécabines entre le Plateau Mornantais et Givors mais aussi entre Vaise et le Pôle universitaire d’Ecully. En 2012, un club d’urbanisme lyonnais (le club de l’Ours) avait aussi imaginé un projet de tramway aérien à Lyon avec plusieurs lignes qui pourraient facilement être installées en utilisant les plateformes naturelles des forts lyonnais (Fort de Loyasse, Saint-Irénée, Vaise...), pour relier divers points de la ville (Perrache, la cité internationale/Tête d’Or, les collines Lyonnaises ...).

A Saint Genis les Ollières, des navettes pourraient nous rapprocher de Charbonnières ou du lycée Blaise Pascal pour aller au lycée et aussi pour prendre le train pour Lyon. Tout comme l’aménagement de la rue Piccandet qui a développé l’utilisation du vélo et la marche à pied pour se rendre à Craponne, les tronçons Champoulin - les Terres (voir nos propositions en page 3) et Rue Kayser- Route de Sain Bel pourraient également comporter des cheminements piétons et cycles sûrs et agréables.

Mais au-delà des transports ce sont aussi les choix politiques globaux qu’il convient de revoir rapidement et en profondeur. L’agrandissement exagéré de nos métropoles qui vampirise des espaces agricoles, l’implantation d’industries lourdes aux portes des grandes villes (couloir de la chimie à Lyon) posent aussi problème...

Les derniers débats politiques des primaires de la droite ne nous ont pas beaucoup rassurés à ce sujet car ils ont totalement occulté toutes ces problématiques majeures pour le devenir de notre pays et de l’humanité.
Espérons que les prochains débats et l’arrivée de nouveaux candidats nous apporteront de nouvelles espérances.

Cette année encore le « jour de dépassement », c’est à dire le jour où l'humanité a consommé l'ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année, est arrivé le 8 août et chaque année il arrive de plus en plus tôt.

Nous vivons à crédit sur notre planète terre... et qui finira par payer ? Les générations futures assuré- ment, c’est à dire nos enfants.    Très bonne année 2017 !

Antonio Gonzalez

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Publié le 20 Juin 2016

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau - n° 41 - Juin 2016

Ces derniers mois, notre village a connu une grave crise qui a divisé ses habitants, parfois les a affrontés et a sans doute laissé des séquelles.
L’engagement de certains membres du Conseil d’Administration de notre Association pour un accueil digne des familles en difficulté était pour moi naturellement évident dans la mesure où l’objectif principal qui nous unit est de préserver la vie sous toutes ses formes.
Inquiétude compréhensible des habitants face à l’arrivée de familles de culture différente, colère face à des décisions administratives, maladresses de l’Etat, tout cela nous le comprenons, mais il nous faut aussi admettre que lorsqu’on agit pour préserver la nature et l’environnement, il faille aussi agir pour respecter l’homme, l’accueillir et le faire grandir.
Mais revenons maintenant à l’actualité plus récente.
An niveau régional, notre grande inquiétude concerne le projet autoroutier A45 entre Saint-Etienne et Lyon. Un budget de plus de 1200 millions dont 850 millions de subventions publiques (100 millions ayant été ajoutés dernièrement par Laurent Wauquiez, le nouveau Président de la région Rhône- Alpes-Auvergne) allouées au concessionnaire et cela pour un projet d’autoroute payante construite juste à côté d’une autoroute gratuite. A un moment où certains ministères (Justice, Santé, Logement ...) n’arrivent pas à boucler leur budget, injecter de telles sommes dans des projets inutiles et qui détruisent des centaines d’hectares de terres agricoles, constitue une grande injustice.
A Saint Genis, tout comme dans plusieurs dizaines de communes situées dans quatre départements, une motion a été votée par le Conseil Municipal pour s’opposer à la réalisation de ce projet.
Un dernier évènement, plus local celui-là, concerne la défiguration du Chemin Rural 18 (voir articles explicatifs pages 3 et 5). Le tunnel de verdure, produit par la ramure imposante de chênes centenaires dans un Espace Boisé Classé a été défiguré pour de nombreuses années ; n’oublions pas que les pouvoirs publics se doivent de protéger les lieux et le patrimoine arboré classés ; ici ils ont omis de le faire ... dommage !
Bonnes vacances à tous et bon repos estival que vous mettre sans doute à profit pour vous rapprocher de la nature et vous ressourcer auprès d’elle.

Antonio Gonzalez

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 15 Décembre 2015

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau - n° 40 - Décembre 2015

Comme vous tous, notre Association est aujourd’hui en deuil et atterrée par les lâches attentats de Paris et d’ailleurs. Nous pensons à ces têtes brunes et blondes qui croyaient au ciel ou qui n’y croyaient pas et qui sont aujourd’hui fauchées par la « folie obscure ».

Comme beaucoup de paroles sensées l’on affirmé, il nous faut aujourd’hui éviter de tomber dans le piège de réactions brutales et aveugles et d’entrer dans la logique de guerre souhaitée par Daesh.

Nous savons tous que le monde va mal, même si dans nos territoires et plus particulièrement en Europe, nous sommes ou étions globalement à l’abri des grands fléaux climatiques, économiques et politiques.

Pour agir sur ces dérèglements du monde nous savons aussi qu’il faut continuer à s’attaquer à ses principales causes qui sont l’injustice, l’appât du gain et de domination de certains, la très grande pauvreté tant physique que sociale d’autres, mais aussi au saccage écologique et au dérèglement climatique... Bref, le chantier est énorme mais on ne nous fera pas cesser de croire à nos aspirations d’un monde plus juste, plus soutenable et solidaire, d’un monde vivable pour tous.

À l’heure de la Cop 21 qui patine, où les politiques s’acharnent à prodiguer des soins palliatifs à un modèle mourant, chassons notre matérialisme, cultivons la sobriété et élevons notre spiritualité.

Car les économistes et les marchands gérants de notre société d’hyper consommation ne pensent qu’à quantifier le monde et à élargir leurs marchés tout en détruisant notre terre et mère nourricière. Apprenons à résister et à nous opposer à ce modèle égoïste et mortifère et ouvrons les yeux et notre cœur.

Je découvrais l’autre jour à la radio, Gérard Mordillat, écrivain et documentariste français, qui nous parlait de « la vraie parole d’opposition » qui selon lui nous vient principalement des artistes. Car, nous disait-il, « ...à l’heure où les politiques sont largement disqualifiés, ce sont les poètes, romanciers, cinéastes, peintres, musiciens,..., qui portent la réalité du monde dans lequel nous vivons et qui peuvent nous ouvrir les yeux ».
Pour nous, protéger l’environnement, c’est protéger l’homme et faire croître l’harmonie et la paix. Joyeux Noël à tous !

Antonio Gonzalez

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Publié le 15 Juin 2015

Edito du Petit Journal de Chante-Ruisseau - n° 39 - Juin 2015

COP21 : le France va présider en décembre prochain la 21e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Le but de cette échéance
étant d’obtenir un accord international applicable à tous les pays afin de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C . Si cet objectif mondial est certes louable et absolument nécessaire, le passé nous a toujours montré que ce type de conférence généralement financée et parrainée par les plus gros pollueurs de la planète accouche généralement d’une souris.
Mais à côté de ces conférences internationales très médiatisées, un autre type d’activité plus discret avance lentement, à petits pas, sans faire de bruit, en tissant sa toile durable et pleine de sens.
En effet, sur toute la planète mais aussi en France et tout près de chez nous, les réalisations originales qui se revendiquent de l’expérimentation sociale ou écologique ne cessent de progresser même si cela ne se voit pas toujours. Et le champ d’action de ces nouveaux « défricheurs » comme les appelle Eric Dupin (Voir son ouvrage que nous présentons en dernière page) est très vaste : cela va des AMAP, en passant par l’agriculture paysanne et les circuits de proximité, le tourisme rural, l’éducation popu- laire et les écoles alternatives ..., dont la plupart s’inscrivent dans ce que l’on appelle la nouvelle économie ou l’ESS l’Economie Sociale et Solidaire. En France, cela représente aujourd’hui 10% de l’activité économique avec une croissance forte, des emplois non délocalisables et un avenir radieux !
Le vieux monde agonise ; un nouveau se prépare !
Mais tout cela ne doit pas nous faire oublier le très passionnant chantier qui se prépare au niveau de notre commune avec la mise en place du nouveau PLU-H (Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat). Il s’agit en fait pour nous, habitants de Saint Genis, de mettre en place les contours de ce que pourrait être notre village de demain. Une réflexion objective semble se dessiner autour des acteurs sociaux, économiques et politiques qui pourrait nous faire arriver à de bonnes orientations même si par le passé beaucoup d’erreurs ont été commises.
Alors, informez-vous, participez aux rencontres et débats qui se tiendront prochainement, formulez vos avis et vos attentes. N’attendez pas l’enquête publique en 2017 car à ce moment tout sera pratiquement joué.

Antonio Gonzalez

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Publié le 18 Décembre 2014

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Le constat est simple : face à une planète finie, il ne peut y avoir une croissance infinie et donc  face à un territoire français fini, il ne peut y avoir un bétonnage infini.
Imaginez que la surface d’une commune comme la nôtre disparaisse pratiquement chaque jour en France ou que l’équivalent d’un terrain de football professionnel disparaisse toutes les 4 minutes sous le béton ou l’asphalte.
Cet  état alarmant nous est présenté dans une récente enquête du Ministère de l’Agriculture  qui indique que 80 000 hectares de terres agricoles sont artificialisées chaque année en France  et, chose plus grave, que le rythme de cette dégradation ne cesse d’augmenter.
Cette destruction de notre territoire n’est pas toujours délibérée et souhaitée par tous les décideurs. Elle est le fait d’une multitude de petits grignotages locaux auxquels s’ajoutent les projets plus politiques et d’une plus grande envergure ;  ici un aéroport, là une autoroute, une ligne de TGV, un center parc, un barrage, etc.
Mais depuis quelques années,  des actions de résistance se développent partout en France face à ces Grands Projets que nous appelons les « GPI » ou Grands Projets Inutiles. Il sont bien souvent inadaptés, imposés, très coûteux et détruisent à petit feu le territoire français.
A Saint Genis les Ollières, notre association agit depuis bientôt 20 ans pour « vous faire découvrir et aimer la nature et l’environnement qui nous entourent afin de les préserver ».
Un projet de voirie ou de contournement routier, qui aurait détruit l’agriculture locale et une partie de nos vallons a pu être évité. Nous nous sommes également  battus pour que le plateau du Méginand ne soit pas urbanisé et aussi pour que le Plan Local d’Urbanisme  (PLU) fixe des limites précises à notre village afin d’éviter que l’urbanisation ne continue  à grignoter des terres agricoles et naturelles.
Le prochain PLU qui verra le jour à l’horizon 2017, confirmera sans doute ces principes et l’objectif sera de nous orienter vers une légère densification du centre de la commune plutôt que de déclasser des terrains agricoles.
Actuellement, la Municipalité est en train de travailler sur le projet de restructuration du centre du village et elle associera sans doute prochainement l’ensemble de la population et des acteurs locaux à cette démarche.
Chante-Ruisseau apportera naturellement sa contribution à cette réflexion et veillera à ce que la qualité de vie, l’équilibre des modes de déplacement, la fréquentation des commerces locaux, l’habitat … soient respectés  et valorisés.
Joyeux Noël et très belles fêtes de fin d’année !
                                                                                  Antonio Gonzalez

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Publié le 15 Juin 2014

Edito du Petit Journal - n° 37 - Juin 2014

La nature est belle et les beaux jours sont là, parfois trop chauds même, puisque d’une journée à la suivante  on observe parfois 10 à 15 degrés d’écart en matière de température. Le dérèglement climatique est aujourd’hui connu de tous avec son lot de canicules, de sécheresses, d’inondations et autres ouragans et cyclones de plus en plus fréquents et destructeurs. Tous ces évènements deviennent peu à peu de simples faits divers voire même une banalité et comme l’indique bien la fameuse allégorie de la grenouille (1) on finit par s’y habituer et nous sommes (presque) heureux de profiter d’une semaine estivale en plein mois de février.
Du Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC), à l’ONU en passant par la Banque Mondiale, la NASA, l’organisation Mondiale de la Santé…, et même les états-majors militaires des grandes puissances, tous considèrent que le réchauffement climatique et le prélèvement massif de ressources naturelles sont une menace pour l’humanité avec les répercussions inévitables d’inégalités, de famines, de déplacements de populations et même de guerres.
Face à cette situation, peut-on encore compter sur nos  décideurs politiques qui sous la bannière de la croissance et du développement durable nous mènent au chaos ? Comme le dit très bien l’écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud, les hommes politiques sont devenus "de simples mécaniciens du train-train quotidien" et j’ajouterai qu’ils sont impuissants et complices face au système qui nous mène droit dans le mur.
Conscients de tout cela, que pouvons-nous faire ?
Remettons "l’espérance au centre du jeu" comme dit JC Guillebaud. Prenons notre destin en main et comme nous l’indique le canadien Serge Mongeau dans son livre (voir les références p. 8) "S’indigner, oui, mais agir", agissons et modifions en profondeur nos comportements. Dénonçons les grands projets inutiles et coûteux et bâtissons de toutes parts et près de chez nous de modestes projets utiles et humains.
La fameuse phrase de Gandhi : "Vivre simplement, pour que simplement d'autres puissent vivre" est plus que jamais d’actualité.
                                                                                      Antonio Gonzalez
(1) Une grenouille plongée dans un récipient d’eau chaude déguerpira d’un bond. Placée dans un récipient qui progressivement sera porté à ébullition, la grenouille s’habituera à la température, s’engourdira et finira par mourir.

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