poesie - humour

Publié le 28 Juin 2012

Le billet de Sophia Aram dans le 7/9 sur France Inter (2-4-2012 - 8h55)
images-copie-1Avec l’aimable autorisation de Sophia Aram.
 
« Bonjour Patrick, et bonjour à vous Nicolas Hulot.
Ça faisait un moment qu’on ne vous avait pas vu mais je suis contente que vous soyez rentré de vos vacances monsieur Hulot… Je demande pardon.
Bon ça y est cette fois c’est fait, l’environnement est la dernière préoccupation des français. 
Je ne sais pas comment on s’y est pris, mais c’est officiel, le réchauffement climatique, la pollution,  l’effet de serre, tout ça, on s’en contre-cogne. 
On n’en a rien à cirer. Nous ce qu’on veut c’est : con-so-mmer.
On veut du pouvoir d’achat !
On en veut de la bagnole, avec le plein de préférence, et si ça vous ennuie pas j’en veux jusqu’à la dernière goutte.
Et même si ça se termine comme dans Mad Max, avec les «aigles de la route» sillonnant le désert à la recherche de la moindre goutte d’essence, n’hésitant pas au passage à tuer la femme de Max, qui en plus d’être jolie était pourtant tellement gentille, … et ben même ça : on s’en fout.
C’est comme ça, les éoliennes c’est moche et ça fait du bruit, alors que les centrales nucléaires, c’est beau par ce qu’on dirait des grosses usines à fabriquer des petits nuages tout blancs qui font joli au dessus des plantations de maïs Monsanto.
Et puis arrêtez de nous faire peur avec cette histoire de plate-forme Total qui fuit, est-ce que vous pensez vraiment qu’une fuite de gaz en mer du nord, ça va m’empêcher d’aller faire du ski nautique en méditerranée, tirée par un Navire Costa Croisière ?
Ben évidemment  non ! Et puis d’ailleurs depuis que Total dit avoir agi “dans les règles“ sur le puits qui fuit, moi, je suis rassurée.
Parce que l’important, c’est pas le puits qui fuit, ni même que ça finisse par nous péter au nez. Non ce qui compte, c’est d’agir dans les règles sur le puits qui fuit.
“-Oh attention t’as un puits qui fuit !
-Waouf, t’inquiète donc pas, j’ai agi dans les règles.
-Ahh ben ça va mieux maintenant, tu m’as fait peur, dis-donc!!! “
Mais puisqu’on vous dit que le premier problème des français c’est le pouvoir d’achat.
Nous ce qu’on veut, c’est manger du pop corn transgénique en buvant du Coca.
Et ça ne nous intéresse pas de savoir que le Coca contient un colorant caramel issu de l'ammoniac et du sulfite.
D’ailleurs, c’est même pas sûr que ce soit cancérigène.
Et puis c’est vachement bon l’ammoniac et le sulfite, c’est peut-être même ça qui lui donne ce petit goût légèrement piquant.
Et puis même si l’état de Californie demande à Coca de changer sa recette miracle, en France, nous on est resté très attaché au Coca original, parce qu’on trouve ça bon, on a le droit, non ?
Bon alors on peut regretter que l’écologie ne soit pas plus un sujet de préoccupation dans cette campagne. Mais visiblement le seul dont la popularité, le charisme, la personnalité médiatique aurait pu permettre d’incarner, de populariser l’écologie politique ou tout simplement de faire en sorte que les gens s’y intéressent…
Vous le savez comme nous Nicolas, c’est Daniel Cohn Bendit ».

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Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Poésie - Humour

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Publié le 17 Juin 2012

Par Frank Victorien

 

Pourquoi devons nous essaimer nos erreurs,
Oeuvrer pour que la consommation devienne
Universelle alors que la planète est en pleurs.
Rester dans cette logique quoiqu'il advienne ?


Unis par ce cordon nourricier à notre terre mère
Nous la négligeons pour satisfaire nos chimères.


Maîtriser et dominer, telles sont nos folles envies,
Oublier notre humilité, quelle est la valeur de la Vie.
Ne voir que son confort immédiat sans réfléchir aux
Dégâts que cela peut causer, au mépris d'autrui.
Et si celui-ci vit aux antipodes, alors pas de soucis !


Maintiendrons-nous ce cap mortifère ? S'y soumettre
Est une hérésie. Il est temps d'entrer en résistance,
Il est temps de boycotter le futile, revenir à l'être,
Laisser de côté l'ostentatoire comme signe d'existence.
Le bien vivre n'a pas besoin d'artifices extraordinaires,
Etre heureux passe souvent par des joies simples.
Unissons-nous pour rétablir la paix avec la Terre,
Retrouver la symbiose qui fait de nous un couple.

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 14 Janvier 2012

La climatisation : du point de vue confort, cela fait chaud au coeur et froid dans le dos du point de vue environnemental... Sans doute est-ce pour cela que l'on parle de climatisation réversible ! Etonnant, non ?!


Alors que la banquise fond, les hommes politiques gèlent quant à eux toutes décisions et c'est fort stupide. Mais bon, il n'est plus à démontrer que la frilosité des cons gèle à tort... Tout cela doit provenir du fait qu'ils n'ont pas encore rompu la glace entre eux !


Nouvelles polaires qui donnent des sueurs froides : sur la banquise les ours ne sont plus chauds à se reproduire. Il parait que les ourses tra- versent une frigide ère... Pendant ce temps, l'Homme erre et risque fort de perdre le Nord... Frigidaires pour les uns, frigide ère pour d'autres, et dire qu'on crie au génie... du progrès ! Mais bon, restons rassurés car d'ici à ce que l'on revienne dans les cavernes, au moins il n'y aura plus d'ours !


Souvent l'idiot n'a pas froid aux yeux quant à son excès de bêtise.

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 13 Janvier 2012

vargas.jpgFred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audoin- Rouzeau, est une femme de lettres française. Auteur de romans policiers à fort succès dont le tout dernier : L'armée furieuse, paru en Mai 2011, Editions Viviane Hamy.

 

"Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusé.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marré.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes. Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) que l’on n’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.     Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissé jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eût jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marré).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la  Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore".

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 13 Janvier 2012

Poème, rédigé par LE KOUDDAR pour les Etats généraux pour un monde vivable.

«Nos chemins se croiseront puisque nos rêves se ressemblent... »
 
Je veux croire que chaque homme
Au fond de son coeur gros
Préfère encor' l'amour
La justice, le respect.
Il cultive l'idéal,
Il reconnaît le Beau,
Il imagine toujours
Un nouveau monde quand
Son utopie demeure
Pour voir la liberté
Déshabiller les peurs
En sauvant LA maison.
« Nos désirs s'uniront si ces maux nous rassemblent ... »

Fantasme ! Leurre ! Espoir !
J'entends rire, se moquer
L'état se prostitue...
Qu'ont-ils à proposer ?
On s'indigne, je névrose
Mais donne ici mes vers
Atomes d'illusion,
Poésie d'univers,
A construire en son nom...
Nous n'avons plus le choix :
Nos particules s'envolent
Pour créer autre chose.

« Nos idées bâtiront quelques possibles ensemble … »

 © Le Kouddar  "Le S.O.S poétique est déclaré !"  (Association leSpOetiqueS) http://www.leSpOetiques.net

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Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Poésie - Humour

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