Faire découvrir et aimer la nature et
l'environnement qui nous entourent
afin de les préserver.
La commune de Saint-Genis-les-Ollières (Rhone) ainsi que l’Ouest Lyonnais constituent nos principales zones d'action.
Une butineuse près d'une phacélie sur le Plateau du Méginand (Photo : Antonio Gonzalez)
Une très belle émission de France-Inter pour nous faire découvrir le monde extraordinaire des abeilles.
François Burnens et François Huber, deux naturalistes suisses, dont l’un était aveugle, découvraient la fécondation de la reine abeille, dans les airs, à l’extérieur de la ruche… pendant que la France vivait le Révolution.
Jean-Claude Ameisen a su mêler avec brio science et poésie pour nous raconter la vie de ces butineuses qui "dérobent aux fleurs l'ambre pour donner aux hommes le miel…" (Victor Hugo).
Fermez les yeux et laissez-vous emporter par ce récit.
L’osmie (appelée aussi « abeille maçonne ») est une abeille sauvage et solitaire. Cet insecte est très discret mais des signes particuliers indiquent sa présence. Généralement ce sont des trous d’évacuation des fenêtres ou des interstices dans les portes emplis de terre. Tous ces petits trous sont très recherchés par l’osmie pour y déposer ses œufs.
Cette abeille, bien que possédant un dard, est inoffensive, et de plus, elle est une grande pollinisatrice. Une femelle d'osmie est comparable à 120 abeilles domestiques.
François Michiels a surpris ce couple d'osmies (abeilles solitaires) sur le plateau du Méginand
Le carabe :
Le carabe est l’ami du jardinier …
Larves comme adultes se nourrissent de limaces et d’escargots mais aussi de pucerons, de vers, chenilles … La larve du carabe a ceci de particulier, par rapport à d'autres larves d'insectes, qu'elle mue trois fois avant de passer au stade suivant (la nymphose).
Larve de carabe au Méginand (Photo : François Michiels)
Couple de Moines - Cantharis rustica - ( Photo : Antonio Gonzalez)
Insecte amateur de fleurs et surtout des ombellifères.Il se nourrit aussi d'autres insectes floricoles.
La Cétoine grise, appelée aussi "Drap mortuaire" - Oxythyrea funesta - (Photo : Antonio Gonzalez)
Elle est facilement reconnaissable puisqu'elle est entièrement noire et tachée de blanc, avec de longues soies (les "poils" des insectes) blanches dressés vers le haut.
C’est une des cétoines les plus communes dans les fleurs de nos jardins.
Lézard venant saluer le promeneur (Photo : Charlotte Klein)
Lézard des murailles à queue régénérée (Photo : Antonio Gonzalez)
On appelle autotomie l’étonnante capacité qu’ont les lézards de régénérer leur queue.
En effet, la queue détachée par un prédateur (bien souvent le chat) « repousse » : elle se régénère, mais la nouvelle queue reste plus courte que l’originale (9 cm en moyenne contre 13 cm pour une queue d’origine).
Un lézard à la queue régénérée se reconnaît de loin à la coloration différente de la nouvelle queue.
Hélène Klein, notre secrétaire s'est inquiétée de voir des haies complètement dévastées par ces chenilles. au niveau des Pierres Blanches et dans le vallon du Ratier au niveau de la Voie Verte.
Elle a contacté l'association FNE-Rhône pour en savoir davantage.
Chenilles du papillon Hyponomeute du fusain (Photos : Patrick Klein)
Pas d'inquiétude : elles ne sont pas dangereuses pour les haies et ne sont pas urticantes pour l'homme.
Réponse de Yann Vasseur de FNE-Rhône (ex Frapna)
« Ces chenilles sont un classique du printemps dans les haies. Il s'agit d'un petit papillon nommé Hyponomeute du fusain et qui, comme son nom l'indique, consomme le feuillage des fusains.
Si cela s'avère très spectaculaire, des études d'entomologistes allemands ont montré que la relation de la plante et de l'insecte était finalement bénéfique pour la plante : les chenilles, consommant un premier feuillage qui subit parfois les gelées et donc abîmé, produisent quantité de crottes en un temps record qui se décomposent au pied de l'arbuste et nourrissent la plante à leur tour, qui produit alors un second feuillage, plus tardif mais plus résistant.
De plus l'insecte est bien de chez nous, il ne s'agit pas d'une espèce invasive exogène. Rien à voir avec la Pyrale du Buis donc!
Le plus simple est donc de laisser faire la nature (beaucoup d'oiseaux comme les mésanges et d'insectes parasites vont se nourrir à cette période encore difficile pour eux de ces chenilles) et elle ne s'en portera que mieux. Il faut juste accepter d'avoir sous les yeux des arbustes défoliés et porteurs de toiles durant quelques temps avant la deuxième feuillaison.
Des traitements existent bien entendu, comme les traitement au BT, indiqués en lutte bio : MAIS ATTENTION, ce traitement est très destructeur pour tous les insectes, même ceux que l'on souhaite protéger, contrairement à ce qui est indiqué sur la boite!
Le mieux est donc de patienter encore un peu: dans ma région du Nord Isère, la pullulation (annuelle je le rappelle), a eu lieu dès la mi-mars, et les fusains ont retrouvé toute leur splendeur".
Un grand merci à Yann pour ces précieuses informations !
Un tapis d'œillets des Chartreux vers Chapoly par Hélène Klein.
... et puis cette cabane dans le vallon du Ribes : "Sympa sauf pour le foyer qui se trouve sous le chêne : il ne faudrait pas que le feu prenne à l’arbre…" par Hélène Klein.
Cymbalaire ou "Ruine de Rome" (rue Marius Poncet) par Bénédicte Gally
Sceau de Salomon (Vallon du Ratier) par Bénédicte Gally
Ici, "l'Aspérule odorante (Galium odoratum) qui fait de beaux tapis blancs en avril à l'ombre et avec laquelle je fais du vin de mai", par Martine Ponthet.
"Le Bugle rampant (ajuga reptans) qui s'insinue régulièrement dans mes plates-bandes sans être trop agressif", par Martine Ponthet.
Floraison du Nombril-de-Vénus par Michèle Maître
Genêt et aubépine après les Pierres Blanches (vallon du Ratier) par Patrick Klein
"En me baladant sur le chemin du Ribes, je suis tombée sur cette salamandre tachetée. Ce n'est pas une fleur mais c'est sympa".
Anne Lacombe
Salamandre tâchetée (Salamandra salamandra)
C’est l’un des plus grands amphibiens à queue (ou urodèles) d’Europe. Elle a un aspect général élancé, mais des pattes courtes et une queue cylindrique également assez courte. Sa longueur totale est de 15 à 20 cm pour l’adulte.
La coloration est variable, la plupart sont noires avec des taches ou des bandes jaunes vives, le tout sur un corps très brillant.
Chaque spécimen a une disposition des tâches qui est unique, permettant la reconnaissance individuelle.
La couleur vive indique « danger » pour les prédateurs. Ce sont les glandes situées en arrière de la tête et sur son dos qui produisent une sécrétion toxique. La salamandre est ainsi immangeable pour la plupart des prédateurs, mais elle n’est pas dangereuse pour l’homme. Rappelons que c’est un animal protégé.
La salamandre tachetée est un animal typique des forêts et elle préfère les forêts de feuillus.
Il lui faut également un point d’eau à proximité, pour la reproduction : mare, ruisseau, ornière, fossé. De simples flaques peuvent également suffire.
Pendant cette période de confinement, je propose aux habitants du nord de la commune, une courte randonnée de 1h et qui respecte le rayon de 1 km.
Elle vous permettra de découvrir notamment dans le vallon du Ribes, entre le Domaine des Ollières et la mare pédagogique (sous le stade), une très importante concentration d'Ail des Ours en pleine floraison.
Dans certaines portions du chemin, ces fleurs vous feront une véritable haie d'honneur.
Vous découvrirez également, beaucoup de Stellaires holostées, des Alliaires, du Géranium Herbe à Robert, des Véroniques Petit-Chêne, du Lamier Doré ...
Antonio
Le circuit :
1. Prendre la rue Kayser puis, à droite, la Rue des Usclards jusqu'au lotissement du Domaine des Ollières
3. Après l'Allée des Erables prendre à droite le chemin qui descend dans le vallon du ruisseau du Ribes
4. Au prochain chemin rencontré, le remonter sur votre gauche en direction du stade (Rue Kayser)
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Commençons la visite :
Sous le Domaine des Ollières on retrouve le chemin du Ribes ...
De l'Alliaire Officinale ou Herbe à ail avec ses petites fleurs blanches. Prenez une feuille et froissez-la entre vos doigts pour sentir une légère odeur d'ail.
Des bouquets de Véronique Petit-Chêne, des géraniums Herbe à Robert
Quelques magnifiques Berces dans le sous-bois. Observez leur belle floraison.
Des talus inondés de Stellaires holostées.
AlliaireLierre terrestre
Dans les sous-bous vous rencontrerez le Lierre terrestre et en bordure du chemin de nombreuses Alliaires. Cette dernière peut se confondre avec l'ortie, mais sa feuille est plus lisse et surmontée de petites fleurs blanches et n'est pas urticante.
Et enfin, le roi du vallon en ce mois d'avril : l'Ail des Ours
La délicate floraison de l'Ail des Ours en regardant d'un peu plus près.
Vous pouvez également prendre une feuille ce cet ail et la froisser entre vos doigts pour sentir une forte odeur d'ail. Il peut être utilisé en cuisine.
En arrivant vers la rue Kayser on y croise parfois des animaux fort sympathiques. Veuillez ne pas les déranger !
Pierre-Yves Carrara qui suit de près les petites fleurs sauvages vient de nous signaler l'arrivée dans son jardin d'une très belle orchidée sauvage : il s'agit de l'Orchidée de Provence ou Orchis Provincialis.