Publié le 14 Janvier 2012

fruits et légumesLe dynamisme lyonnais en matière de soierie, Beaux Arts, gastronomie, médecine … a beaucoup apporté à la mise en place et à l’essor de l’horticulture lyonnaise qui malheureusement fut stoppé avec l’arrivée de la 1ère guerre mondiale.
Stéphane Crozat, ethnobotaniste et historien des jardins, dresse dans un récent ouvrage (1) un inventaire complet des variétés lyonnaises oubliées.
Dès le XVIe siècle, les médecins herborisent tout autour de Lyon et des institutions telles le jardin botanique de l’école vétérinaire qui se situait à la Guillotière ou le jardin des plantes de la Croix Rousse étaient chargées d’acclimater les différentes variétés de végétaux. Au XVIIIe, le fruit connaît aussi un véritable essor avec plus de 200 variétés d’arbres dont de nombreux poiriers créées dans la région.
Pour les légumes et les fleurs, c’est au XIXe siècle que le développement lyonnais est le plus fort et que la région devient l’un des grands centres horticoles au niveau international (60% des roses créées sur la moitié du XIXe siècle proviennent de Lyon).
C’est aussi sous l’impulsion de marchands grainiers telles que la famille Rivoire que les communes de Vénissieux et Villeurbanne deviennent « les rois » du concombre et du cornichon.
Les légumes tels que le cardon de Vaulx-en-Velin, le navet noir et l’endive de Caluire, la laitue de Pierre Bénite, le cardon et la bette d’Ampuis, le poireau bleu de Solaize, … méritent d’être connus et réintroduits dans nos exploitations agricoles et nos jardins.
Depuis 2008, un Centre de Ressources de Botanique Appliquée est installé au jardin du château du parc de Lacroix-Laval où des dizaines de variétés lyonnaises de fleurs, fruits et légumes ont été réintroduites.
Le « Serail » Station d’expérimentation et d’Information Rhône-Alpes situé à Brindas, cherche aujourd’hui des producteurs locaux afin de préserver et développer des variétés locales typiques et anciennes.
Comme l’indique, Stéphane Crozat, «A l’heure où l’on parle de circuits courts, il est important de réinjecter dans les circuits professionnels les variétés adaptées au territoire ».
A.G
(1) « Fleurs, fruits, légumes. L’épopée lyonnaise », est un ouvrage de Stéphane Crozat, Philippe Marchenay et Laurence Bérard (Editions Lyonnaises d’art et d’Histoire - 35 € ).

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Rédigé par chante-ruisseau

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Publié le 14 Janvier 2012

brussin-c.jpg

Nous étions 26 randonneurs en ce 26 septembre 2010 rassemblés au départ de Saint Genis les Ollières pour une douzaine de kilomètres de marche. Une sortie alliant nature et culture : le vallon du Ratier, Craponne (son mur peint, son distributeur de lait...), le vallon de l'Yzeron et le Fort du Bruissin à Francheville où nous avons fait une pause goûter et une visite. Un beau temps d'automne nous a accompagné dans une ambiance chaleureuse.
A bientôt pour une nouvelle sortie.

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Rédigé par chante-ruisseau

Publié dans #Sorties et activités

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Publié le 14 Janvier 2012

Bonjour-Logo.jpg

Bonjour lundi ! comment va mardi ?
très bien, mercredi.
Je viens de jeudi dire à vendredi
qu'il s'habille samedi pour danser jusqu'à dimanche.

J'ai grandi dans un petit village en Bourgogne, et je me souviens encore, petite fille, les enfants qui ne disaient pas « bonjour » à l'adulte qu'ils croisaient, étaient considérés mal élevés ou impolis.
Je me souviens aussi de ce couple australien, lors de mon voyage Down Under. Peter, en arrivant à Brisbane, après avoir quitté sa cambrousse, disait « bonjour » à tout le monde, alors qu'il croisait des dizaines de personnes, comme dans Crocodile Dundee!
Aujourd'hui, je vis dans un gros village, St Genis les Ollières, et je trouve extrêmement triste de croiser quelqu'un dans la rue qui ne lèvera même pas la tête pour me regarder, ne parlons donc pas de dire «bonjour».
Le pire je crois, c'est à la poste, alors que plusieurs personnes attendent leur tour, je dis « bonjour » à chacune d’elles, et personne ne me répond.
J'ai l'impression de vivre à Lyon. Est-ce peut-être parce que les Lyonnais sont en train de quitter la ville et qu'ils ne connaissent pas les bonnes manières de la campagne? Ils sont peut-être trop timides tous ces gens qui ne répondent pas au « bonjour » qui leur est donné...
Et si on faisait tous un petit effort pour se dire « bonjour », en se regardant droit dans les yeux, en se souriant... Je suis sûr que le monde irait mieux... Pas vous?
« Que le Soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour ! » - Charles Baudelaire

Muriel Savrot - décembre 2011

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Publié le 14 Janvier 2012

cheveche.cOn sait que la Chevêche d’Athéna, cette sympathique petite chouette aux yeux jaunes, est bien présente sur le plateau de Méginant et dans toute la commune de Sainte-Consorce. Une étude de la répartition de l’espèce avait été menée en 1999-2000 et avait permis de trouver au moins 30 couples sur un secteur de 3 000 hectares.
En 2010, l’étude a été reprise pour juger de l’évolution de cet effectif, après dix ans pendant lesquels bien des constructions de pavillons, bâtiments industriels et infrastructures diverses ont été réalisées. Alors qu’on pouvait craindre une chute importante du nombre de couples nicheurs, 28 sites occupés ont été retrouvés. Sur le plateau de Méginant, en particulier, les trois couples de 2000 ont été retrouvés en 2010. Mais la ferme de la Brosse, en limite de plateau, ne semble plus occupée, suite probablement, à l’extension considérable des bâtiments et parkings de la zone d’industrie pharmaceutique de Marcy l’Etoile.
Les principales causes de cette petite réduction sont analysées en 22 pages dans le nouveau numéro de l’Effraie, la revue du CORA-Rhône, qui vient de paraître en octobre.
N’hésitez pas à la consulter sur le site www.corafaunesauvage.fr où elle est téléchargeable gratuitement !
Dominique TISSIER  - Décembre 2010

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Publié dans #Faune et Flore

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Publié le 14 Janvier 2012

Les auteurs du livre de « Côté Jardins » (1)  nous proposent une recette de Cardons à la Lyonnaise.

Les adhérents de cette association cultivent ensemble tout près de chez nous (Pont Antoine Pardon à Tassin) un grand potager collectif et bio.

Le cardon est un légume d’origine méditerranéenne. Plat traditionnel du Noël provençal il est aussi le fleuron de la gastronomie lyonnaise.
Pour 4 personnes : 1 gros cardon, 100 gr de comté ou de gruyère râpé, 3 c. à soupe de farine, 2 citrons, 4 louches de bouillon de légumes ou de pot au feu, 30 gr de beurre, sel et poivre.
Eplucher les branches et les couper en tronçons de 2 ou 3 cm. Les jeter dans l’eau fraîche citronnée pour leur éviter de noircir. Préparer une sauce avec 2 litres d’eau, 2 cuillerées à soupe de farine, un jus de citron et du sel. Remuer jusqu’à ébullition, plonger les cardons et veiller à ce qu’ils restent immergés. Laisser bouillir 1 heure et demie jusqu’à cuisson complète et égoutter.
Préparer un roux avec 30 grammes de beurre, une cuillerée à soupe de farine, du sel et du poivre. Mouiller avec 4 louches de bouillon.
Disposer les cardons dans un plat à gratin, les recouvrir avec le roux. Saupoudrer de fromage râpé et mettre au four 30 minutes. Servir dès que le plat est bien doré.
____________________________________
(1) « Les légumes passent à table » Recettes inattendues chez Terre Vivante.
Voir en page 8 le descriptif du livre.

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Publié le 14 Janvier 2012

feuilles ceriseLes quantités se font par litre de vin corsé type Sidi Brahim ou vins du Sud-Ouest français. La feuille de cerisier permet d'obtenir un apéritif proche du 'Guignolet'.
- 1 litre de vin rouge
- 1 verre de 10 cl de kirsch
- 40 feuilles de cerisier,  (ou de merisier). Les feuilles pourront être cueillies dès qu'elles sont fermes et d'un beau vert franc.
- 40 morceaux de sucre de 5 g
Préparation :   
- Cueillir laver sécher les feuilles
- Sur chaque litre de vin ôter un verre de 10 cl.
- Dans une bonbonne, ou tout récipient fermé, mettez vos feuilles et le vin.
- Laisser macérer 48 heures.    
- Retirer les feuilles.
- Ajouter le sucre.
- Quand il est fondu, aidez-le en retournant souvent... ajouter l'alcool choisi.
- Remettez en bouteilles
- Bouchez bien, étiquetez et datez.
- Peut se conserver en cave 8 à 10 ans.

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Publié le 14 Janvier 2012

cerises-AG.jpgOriginaire d’Orient, ce sont les Romains qui l’introduisent et le diffusent dans tout l’Empire. Au printemps, les fleurs de cerisiers embellissent nos jardins et le bois du cerisier peut être utile pour la fabrication des pipes mais aussi en ébénisterie.
La cerise, c’est  82% d’eau et de nombreuses qualités : riche en vitamines, fer, calcium …, ce fruit délicieux peut nous offrir d’excellentes tisanes avec ses queues, des bouillottes écolos avec ses noyaux et un très bon vin avec ses feuilles.
- les queues de cerise sont utilisées en phytothérapie pour leurs qualités diurétiques et dépuratives. Elles permettent notamment de désintoxiquer l’organisme en favorisant le fonctionnement des reins … Utilisation en tisane : 20 gr de queues en infusion durant 10 minutes dans un litre d’eau bouillante avant de filtrer. A boire après chaque repas (matin, midi et soir).
- les noyaux seront lavés, brossés et séchés à l’air puis introduits dans une enveloppe en tissu de coton ou de lin (avec une fermeture éclair afin de les laver régulièrement). Le noyau de cerise a la propriété d'accumuler de la chaleur et de la restituer lentement grâce à sa forte inertie thermique (nettement supérieure à l'eau des bouillottes). L’enveloppe doit être malléable et souple et non pas remplie totalement et compacte. Prévoir 500 gr de noyaux pour une enveloppe 20x20 cm
Chauffer la bouillotte au four ou sur un radiateur et appliquer sur les zones du corps endolories ou à réchauffer (excellent pour les torticolis).
- les feuilles de cerisier permettent d'obtenir un apéritif proche du 'Guignolet'.

A.G.

 

Un apéritif avec des feuilles de cerises !
feuilles-cerise.jpgLes quantités se font par litre de vin corsé type Sidi Brahim ou vins du Sud-Ouest français. La feuille de cerisier permet d'obtenir un apéritif proche du 'Guignolet'.
- 1 litre de vin rouge
- 1 verre de 10 cl de kirsch
- 40 feuilles de cerisier,  (ou de merisier). Les feuilles pourront être cueillies dès qu'elles sont fermes et d'un beau vert franc.
- 40 morceaux de sucre de 5 g
Préparation :   
- Cueillir laver sécher les feuilles
- Sur chaque litre de vin ôter un verre de 10 cl.
- Dans une bonbonne, ou tout récipient fermé, mettez vos feuilles et le vin.
- Laisser macérer 48 heures.    
- Retirer les feuilles.
- Ajouter le sucre.
- Quand il est fondu, aidez-le en retournant souvent... ajouter l'alcool choisi.
- Remettez en bouteilles
- Bouchez bien, étiquetez et datez.
- Peut se conserver en cave 8 à 10 ans.

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Publié le 14 Janvier 2012

ane-et-moutons-r.jpgPour défricher ..... revenons à nos moutons !!!!

L’association Naturama, basée à Saint Genis Laval propose aux collectivités et aux particuliers de louer des moutons pour nettoyer les pâturages (d’un lotissement, parcs, vignes, terrains en friche).
C’est une alternative écologique qui per- met de redécouvrir un moyen naturel de défrichage. Le mouton de Soay est une race établie à l’état sauvage en Ecosse qui ne sert ni pour la laine, ni pour la viande. De petite taille et très robuste, il est parfait pour ce travail. Plusieurs communes de la région lyonnaise (ex Villeurbanne pour la Feyssine) et des particuliers (pour terrain de minimum 1500 m2) ont déjà fait appel aux moutons de Naturama.
Pour plus de renseignements : www.naturama.fr
Véronique Dubus

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Publié le 14 Janvier 2012

hessel.jpg« Indignez-vous ! »  de Stéphane Hessel, Ed. Indigène, 2010, 32 pages, 3 €.
Présentation de Sylvie Crossman :
« 93 ans. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! ».
Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l'expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur MO de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d'honneur ! Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c'était l'indignation ».
Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais " cherchez et vous trouverez " : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale...
Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme... en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une " insurrection pacifique ".

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Publié le 14 Janvier 2012

vie-vivante.jpg« La Vie vivante - Contre les nouveaux pudibonds», livre de Jean-Claude Guillebaud, Ed. les Arènes, 2010, 276 pages, 22 €.
Extrait de la 4ème de couverture :
« Nous vivons un extraordinaire paradoxe. Les technoprophètes de la modernité tiennent le corps en horreur.  Numérique, nanotechnologies, intelligence artificielle, posthumanisme, gender studies... Les nouveaux pudibonds veulent nous « libérer » de la chair et du réel.
Au coeur de la mutation anthropologique, technologique et historique en cours, des logiques redoutables sont à l'oeuvre. Elles vont dans le sens d'une dématérialisation progressive de notre rapport au monde. Le biologique témoignerait d'une « infirmité » dont il faudrait s'émanciper au plus vite.
Ainsi, sous couvert de « libération », la nouvelle pudibonderie conforte étrangement ce qu'il y a de pire dans le puritanisme religieux hérité du XIXe siècle. Et pas seulement au sujet des moeurs. Dans le discours néolibéral, l'adjectif « performant » désigne le Bien suprême. Mais ni le « système » ni ses logiciels ne savent prendre en compte des choses aussi fondamentales que la confiance, la solidarité, l'empathie, la gratuité, la cohésion sociale.
La Vie vivante, celle qu'il faut défendre bec et ongles, c'est celle qui échappe aux algorithmes des ordinateurs, à l'hégémonie des «experts» et des dominants, qui confondent «ce qui se compte» avec ce qui compte.

 

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