Publié le 13 Janvier 2012
Encore des pollutions dans nos ruisseaux !
En l’espace de quinze jours pas moins de trois pollutions ont été recensées dans les cours d’eau de notre bassin versant.
Le 22 Septembre c’est une pollution très importante qui a décimé plusieurs générations de truites sauvages dans le ruisseau du Ribes entre les communes de Saint Genis et de Tassin, un peu au-dessus de la déchetterie, au niveau de l’Impasse de l’Aigas de Ribes. L’enquête de la gendarmerie est sur le point d’aboutir et il semblerait que la source de la pollution soit due à un déversement de produits toxiques dans le réseau des eaux pluviales. Ces truites avaient été placées provisoirement dans le Ribes afin de permettre la réalisation d’aménagements du ruisseau le Ratier au niveau du Maraîcher Paul Courbière.
Le 2 octobre, c’est l’Yzeron qui a été pollué par des rejets d’hydrocarbures entre le Pont du Stade et le Pont du Merlo. Pour le moment, l’origine de cette pollution est inconnue.
Le 7 octobre, c’est encore l’Yzeron qui a subi une importante pollution avec une forte mortalité piscicole au niveau du Chemin de Chalon à Francheville jusqu’au pont de Cuzieu à Sainte-Foy-les-Lyon. L’origine de cette pollution est liée au dysfonctionnement de la canalisation du réseau des égouts du Grand Lyon. Ces canalisations étant obstruées, le trop plein s’est déversé dans la rivière qui avait un faible débit en cette période de sécheresse, ce qui n’a pas permis une dilution des eaux usées.
Chante-Ruisseau déplore encore ces accidents qui impactent fortement la vie de nos ruisseaux et la biodiversité. Nous demanderons à la justice que les pollueurs soient poursuivis et conformément à nos statuts, en cas de poursuite, notre association se constituera partie civile. Nous demandons également au Grand Lyon d’effectuer les travaux de maintenance et de rénovation nécessaires afin d’éviter que les ruisseaux ne se transforment en égout...
Le projet de la rue Sartoretti est acté ... et Chante-Ruisseau réclame toujours une voie cyclable sur la totalité de la rue !
Tout le monde connaît la rue qui permet de rejoindre Craponne à partir de la place de l’Eglise de notre village. Il s’agit de la rue Sartoretti. Cette rue nous l’avons tous empruntée un jour, souvent en voiture, mais aussi à pied et parfois à vélo, et nous connaissons sa dangerosité et même, si paradoxalement, il n’y a pratiquement pas d’accident, un drame peut survenir à chaque instant.
Tout dernièrement le Grand Lyon et la municipalité de Saint Genis ont présenté le projet d’aménagement de cette voirie.
Même s’il n’a pas été facile de contenter tout le monde, le Grand Lyon est arrivé à trouver un compromis et a tenu compte de certaines de nos propositions. En effet nous demandions la réalisation indispensable d’une bande cyclable sécurisée, d’un seul trottoir et la conservation des murs anciens en pierre et des rochers du côté de l’église.
Aujourd’hui le projet estimé à 2,1 millions d’euros (dont 600 000 d’études et d’acquisitions foncières) comporte une longueur de voirie de 450 mètres avec un emprise de 10 mètres, un trottoir côté est de 2 mètres, une bande cyclable de 1,5 mètres, une chaussée de 6 mètres et un pare-roue de 50 cm. S’y ajoutent l’aménagement du carrefour et de la placette au niveau de l’entrée de la rue de la Mairie. La création d’un imposant mur de soutènement et la démolition de deux maisons au niveau du virage seront nécessaires.
Un problème subsiste encore, concernant la continuité de la bande cyclable au niveau du virage près de l’église où l’emprise n’est pas suffisante pour aménager à la fois la bande cyclable et le trottoir. Ce point a scandalisé de nombreux Saint Genois lors de la présentation publique du projet.
On ne peut imaginer un instant qu’un projet structurant de ce type qui sera réalisé pour au moins 20 à 30 ans n’assure pas la continuité de la bande cyclable sur la totalité du tracé. Aussi, avons-nous demandé au Grand Lyon de trouver une solution pour assurer cette continuité.
Il a été aussi acté par le Grand Lyon et par la Municipalité que les murs du jardin de l’église et les rochers de la place de l’église seraient conservés car faisant partie du patrimoine du village.
Les travaux, si tout va bien et s’il n’y a pas de nécessité de Déclaration d’Utilité Publique, seront réalisés entre 2012 et 2013.
Restaurant scolaire et abords
Le Grand Lyon a amélioré la circulation piétonne autour de l'extension de la cantine scolaire avec un vrai trottoir et en réglant le souci de circulation automobile en créant un alternat.
Cependant nous regrettons une fois de plus que les abords et leurs aménagements n'aient pas été pensés en amont en totale concertation avec les utilisateurs et les riverains.
Un cheminement piétonnier existe mais il aurait pu être facilement plus confortable, plus agréable à l'oeil. Le bitume a la part belle et les quelques aménagements paysagers ne rendront pas l'ombre des arbres supprimés tout le long de la cantine, élément vital pour la qualité de vie.
Mieux s’éclairer et pour moins cher
Pour une meilleure gestion de l'éclairage public
Afin d'économiser l'énergie consommée dans l'éclairage public de Saint Genis les Ollières, nous exprimions dans notre n° 30 de décembre 2010 le souhait d'aller plus loin que la simple mise aux normes européennes engagée dans la commune pour nos lampadaires.
D'autres communes comme Lissieu expérimentent une option radicale : l'extinction des lampadaires de minuit à 5h sur certaines portions de routes bien ciblées. Des études montrent des effets positifs de l'absence d'éclairage sur la faune sauvage et en matière de sécurité : conducteurs obligés de ralentir, meilleure visibilité des panneaux réfléchissants.
Chante-Ruisseau a interrogé un spécialiste du sujet sur la base d'un inventaire de nos équipements d'éclairage public que la municipalité a bien voulu nous transmettre.
Celui-ci propose le passage en courant continu et le remplacement des lampes type ballon fluo par des lampes sodium haute pression beaucoup moins chères et moins consommatrices, et de plus grande longévité.
Pour un investissement net de 95.000 €, les économies annuelles pourraient représenter 270.000 Kwh représentant 121 tonnes de gaz à effet de serre en moins (CO2). Le gain annuel chiffré à 35.000 € offrirait un retour sur investissement en moins de trois ans.
Cette pré-étude apparemment séduisante a été transmise à la municipalité. Nous rendrons compte dans un prochain numéro des suites qui lui seront données.
Les traboules Saint Genoises toujours en panne.
Toujours rien de nouveau pour l’ouverture ou la réouverture de voies vertes destinées aux modes doux de déplacement dans la commune alors que nos communes voisines et notamment Craponne ont de bonnes et récentes réalisations en la matière.
Le passage Valfontaine-Mérieux toujours en panne !
Le passage Rue de la Cascade, également en panne !
Certes ces dossiers sont difficiles mais nous aimerions une réelle volonté politique pour les faire avancer et le lancement des Déclarations d’Utilitité Publique nécessaires.
Des bandes cyclables protégées et plus belles ...
Dans le cadre de l’aménagement de l’Avenue Pradel (entrée du village depuis la déchetterie), nous avons proposé à la Commission Voirie/Environnement ainsi qu’à Mme le Maire de réaliser des bandes cyclabes (ou espace mode doux) protégées de la chaussée par une bande végétalisée. Ce type de réalisation est moins minéral donc plus esthétique et apportent plus de sécurité, notamment aux jeunes cyclistes. Il semblerait que l’on s’oriente vers ce type d’aménagement pour la partie restant à réaliser.
Le banc vers la passerelle de la Rize
Début septembre, il a été découvert au cours d'une promenade le long du Ratier que le banc situé sur la rive de Saint Genis, près de la passerelle de la Rize avait disparu. Ce banc est visible sur une des premières cartes postales de Chante-Ruisseau.
A sa place, une dalle de béton entourait la bouche d'égout.
Quelle mauvaise surprise car le banc était si agréable et allait si bien dans le paysage ! Mais quelle surprise encore plus mauvaise de découvrir le banc gisant dans le lit de la rivière en 4 morceaux, le plateau ayant été cassé en deux !
La Mairie a été informée et le Sagyrc (syndicat de rivière) devrait remonter le banc dans un délai non connu.
Chante-Ruisseau se demande pourquoi l'entreprise qui a détruit le banc n'a pas été directement contactée et obligée de le reconstruire.
Nous restons vigilants sur le sujet.
Aidez nous à conserver ces petites choses du quotidien qui participent à notre qualité de vie.



Les services voirie du Grand Lyon et la municipalité de Saint Genis ont raté les aménagements «modes doux » à l’entrée du village (après la déchetterie).
Encore des arbres abattus dans un secteur clas- sé en EBC (Espace Boisé Classé) dans le val- lon du Méginand en bordure du Chemin des Monts d’Or. Ce fait a été signalé à la Mairie qui a dressé Procès Verbal et l’a transmis au Procureur. Le propriétaire a fait prévaloir le fait qu’il n’était pas informé de ce classement. Chante-Ruisseau et le Groupe Agir ont demandé à la Municipalité qu’une informa- tion soit faite sur le bulletin Municipal et qu’un courrier recommandé soit adressé aux propriétaires de la commune possédant des arbres classés. Didier Cretenet, adjoint à l’urbanisme nous a promis une information personnalisée auprès de tous les propriétaires ayant des espaces boisés. Avant tout abattage ou élagage, il faut se renseigner en Mairie sur la protection administrative des arbres en cause.
« En matière de gestion de nos espaces verts, nous recherchons un équilibre entre l’écolo- gie, l’esthétique, les envies de la population et le choix politique de Madame le Maire », nous dit Kevin Bornatico responsable des espaces verts à Saint Genis depuis janvier 2011. Dressons un rapide état des lieux avec notre jeune responsable des espaces verts : L’arrosage est toujours réalisé le matin entre 6 et 8 h pour respecter l’arrêté sécheresse et en priorité avec l’eau de pluie des cuves de récupération enterrées sous l’Escale et sous la crèche et aussi utilisation du puits de la maison Picaud Brosse. Mais l’eau de pluie récupérée n’est pas suffisante et la municipalité utilise également l’eau du réseau. Dans certaines zones il est pratiqué l’arrosage automatique. Pour éviter l’évaporation et nourrir également la plante, la technique du « mulching » (qui signifie « paillage » en anglais) est également utilisée en faisant appel aux broyages de nos propres végétaux mais aussi en achetant du chanvre et de la coque de cacao. Cette technique permettant d’économiser environ 40 % de la consommation d’eau. La commune utilise également son propre compost réalisé à l’aide des déchets verts. Les amendements se font principalement par du fumier en granulé déshydraté et de maniè- re marginale, pour les jardinières de la Mairie, avec de l’engrais chimique à diffusion lente. Le désherbage est manuel à 90 % sauf pour le cimetière et l’anneau de footing au stade. Pratiquement pas de traitement chimique pour les plantes « où nous laissons la nature faire son travail» nous dit Kevin et « n’utilisons les pesticides que de manière exceptionnelle ». L’écusson de la place Charles de Gaulle est totalement réalisé avec des produits naturels (ardoise, roche volcanique, gore...). Une orientation importante : diminuer l’utilisation des plantes annuelles qui sont plus coûteuses à mettre en œuvre (coût d’achat et entretien importants) et s’orienter vers plus de plantes vivaces. En conclusion, nous apprécions cette gestion raisonnée des espaces vers à Saint Genis et